Le Papyrus gnostique Bruce

1 Juin,2016 | Livres et textes | 2 commentaires

Émile Clément Amélineau – 1891

Le Papyrus Bruce a été acquis au dix-huitième siècle par l’explorateur et géographe écossais James Bruce. Ce traité gnostique est une des plus anciennes sources du gnosticisme. Paradoxalement, il figure aujourd’hui parmi les textes les moins connus de la littérature gnostique, comme si la découverte des codices à Nag Hammadi avait fait de l’ombre à la mise au jour de ce traité.

« Ce papyrus met en scène un dialogue postrésurrectionnel entre Jésus et ses disciples, au cours duquel Jésus révèle la configuration des sphères célestes, composées d’éons et de trésors, et donne les moyens nécessaires pour que les âmes puissent les traverser. Une fois qu’elles ont traversé tous les lieux et surmonté toutes les embûches posées par les archontes qui les habitent, les âmes parviennent au lieu supérieur où elles peuvent contempler le Dieu inaccessible et lui rendre gloire. Ces révélations de Jésus sont accompagnées par plusieurs diagrammes et dessins, qui illustrent les trésors et les sceaux dont les âmes doivent se marquer. » – Eric Crégheur, Université Laval

La traduction

La traduction française que j’offre ici est l’œuvre de l’égyptologue Émile Clément Amélineau, et a été extraite de son livre intitulé : « Notice sur le papyrus gnostique Bruce, texte et traduction », Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque nationale et autres bibliothèques.

Je dis « extraite de » car le livre original contient le texte copte et de nombreux commentaires sur le papyrus et sur les choix de traductions pour certains passages.

Pour ma pars, je trouve trop lourd de lire un texte truffé de notes et de références. Bien que cela soit indispensable pour certains, je tenais plutôt à offrir ici une version épurée, ne contenant que la traduction française. Les pages originales sont principalement divisées en trois rangées, dont le texte copte, la traduction française et les notes. Afin de ne conserver que la traduction, j’ai été obligé d’apporter le contenu de chaque page dans Photoshop et assembler les morceaux en des pages complètes.

La seule chose que je reproche à cette traduction, c’est que le traducteur a choisi de conserver en langue copte les noms propres contenus dans le texte, j’aurais préféré qu’ils aient été remplacés par des équivalents en français.