Le BRUXELLENSIS 5855-61

19 Nov,2016 | Individus énigmatiques | 0 commentaires

Thomas Hämerken (1380-1471)

Né à Kempen, en Allemagne (près de Cologne) en 1380, Thomas Hämerken est mort près de Zwolle en 1471. Le nom Thomas A Kempis qui lui a été attribué provient du village où il est né (donc Thomas de Kempen).

Résumé biographique

Thomas appartenait à l’école des mystiques qui s’étendait sur les rives du Rhin, de la Suisse à la Hollande, en passant par Strasbourg et Cologne. Il était un disciple de Gérard Groote et Florent Radewijns, fondateurs des Frères de la vie commune.

Il devint un copiste talentueux, capable de subvenir à ses besoins. Plus tard, il fut admis au couvent des Augustiniens du Mont Sainte-Agnès près de Zwolle, où son frère Jean l’avait précédé et avait été élevé à la dignité de prieur.

Thomas fut ordonné prêtre en 1413 et fut nommé sous-prieur en 1429. Sa vie est sans aucun doute caractérisée par ces mots, écrits en légende d’un tableau ancien qui serait son portrait : « en toutes choses j’ai cherché la paix et ne l’ai point trouvée, sauf dans les livres et le retrait du monde ». Le 11 novembre 1897, un monument fut érigé à sa mémoire en l’église Saint-Michel de Zwolle.

On lui attribue l’un des livres de dévotion chrétienne les plus connus, qui a été intitulé L’Imitation de Jésus-Christ. Je dis « qui a été » car au départ, L’Imitation constituaient des opuscules autonomes sans titre. Ce n’est que plus tard après sa mort que ces opuscules ont été classés en quatre parties et intitulé selon les premières phrases qui disent :

Qui sequitur me non ambulat in tenebris dicit Dominus. Hæc sunt verba Christi, quibus admonemur quatenus vitam eius et mores imitemur, si volumus veraciter illuminari, et ab omni cæcitate cordis liberari.

Qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, dit le Seigneur. Ce sont des paroles du Christ, par lesquelles nous sommes engagés à imiter sa vie et sa conduite, si nous voulons vraiment être éclairés, et délivrés de tout aveuglements du cœur.

Je possède un exemplaire assez rare d’une traduction littérale réalisée par l’abbé Henri Brossard, que j’aimerais bien pouvoir un jour numériser et offrir ici. À suivre, peut-être.

Le mystérieux moine

Alors, qui était ce moine discret dont les écrits personnels sont de nos jours les plus imprimés après la Bible ? Nous allons transcrire ici un passage d’une conférence du maitre Samaël Aun Weor.

Souvenons-nous de cette phrase que j’ai écrite dans l’un de mes livres dans une ancienne existence : « Je ne suis pas meilleur parce qu’on me louange, ni pire parce qu’on m’invective, parce que je suis toujours ce que je suis ».

Je portais alors le nom de Thomas de Kempen, et j’ai écrit « L’IMITATION DU CHRIST ». J’ai appartenu à une Société ésotérique (j’étais un moine), et pourtant, dans le monastère où je vivais, cela était ignoré.

Habituellement, dans les Monastères du Moyen Âge vivaient également de grands Initiés, quelques-uns étaient même très sympathiques. Il suffit de se souvenir du fameux Rabelais qui écrivit des œuvres très intéressantes, un peu comiques. Quiconque les lit « à la lettre morte » pourrait supposer que Rabelais était un bouffon. On ne peut que rire en lisant « Gargantua et Pantagruel », et tout gnostique, s’il lit ces livres, peut s’apercevoir qu’ils sont comiques. Cependant, quand on sait capter leur profonde signification, on parvient à se rendre compte que Rabelais fut assurément un grand Initié. Il a écrit dans ce style pour essayer de se sauver du bûcher de l’Inquisition, et, par miracle, il se sauva, par miracle. […]

En tous cas, beaucoup d’Initiés qui se dédiaient au Grand Œuvre ont travaillé intensément au Moyen Âge et ils ont même vécu dans les propres monastères du catholicisme romain, en s’identifiant, en se confondant avec le clergé. Et, secrètement, en silence, et à certaines heures de la nuit, ils faisaient leurs réunions ésotériques.

Samaël Aun Weor

Voici quelques rares photos tirées du livre intitulé
« LE MANUSCRIT AUTOGRAPHE DE THOMAS A KEMPIS »
par L.M.J. DELAISSÉ – 1956.

Le manuscrit original qui se trouve à la Bibliothèque royale de Belgique, porte le code MS. 5855-61, ou BRUXELLENSIS 5855-61.