L’Évangile selon Judas

25 Sep,2014 | Livres et textes | 2 commentaires

L’Évangile de Judas a été découvert dans les sables du désert égyptien.

L’Évangile de Judas est un des Évangiles apocryphes (c’est-à-dire non reconnu par les Églises) du IIe siècle, dont il n’existe qu’une version en mauvais état du IIIe siècle (les pages 33 à 58 du Codex Tchacos) déposée à la Fondation Martin Bodmer à Genève. Ce codex a été vraisemblablement découvert en 1978, dans les sables du désert égyptien près de Al Minya.

Le manuscrit demeura dans un coffre-fort de la Citybank de Long Island, près de New York, aux États-Unis pendant plus de seize ans, ce qui en détériora l’état de conservation. Il fut ensuite acquis par une fondation suisse en 2001, la Fondation Maecenas pour l’art ancien, qui le restaura, le traduisit et procéda à divers tests d’authentification, dont la datation au carbone 14.

L’Évangile de Judas a été publié en 2006 par la National Geographic Society et l’original exposé à Washington. Il était prévu que l’original devait être offert au gouvernement égyptien et déposé au Musée copte du Caire. Le codex cependant, toujours en cours de restauration et d’assemblage (des fragments ayant été volés avant l’achat), se trouve actuellement à Genève à la Fondation Martin Bodmer. En effet, selon Rodolphe Kasser, le codex contenait à l’origine 31 pages recto-verso ; cependant, lorsqu’il apparut sur le marché en 1999, seules 13 pages subsistaient. Le lancement du texte intégral, à Pâques 2006, a été accompagné par des ouvrages grand public racontant l’histoire de la découverte de l’œuvre.

Selon l’hypothèse émise par l’équipe éditoriale du National Geographic, et largement reprise par les médias, le texte présenterait une interprétation originale de la trahison de Jésus par Judas, un de ses apôtres : tu les surpasseras tous, car tu sacrifieras l’homme qui me sert d’enveloppe charnelle. En dénonçant Jésus, il aurait été le seul de ses disciples à avoir vraiment compris le message qu’il voulait véhiculer. Disciple bien aimé de Jésus, il aurait eu la plus difficile des missions à accomplir : le livrer aux Romains. En agissant ainsi, il aurait donc suivi une demande de ce dernier, qui lui permit de faire le sacrifice ultime pour la rédemption du monde.

Traduction française de l’Évangile

Voici une traduction française réalisée par Nathalie BOSSON. Aucune modification n’a été apporté à ce PDF; je l’ai trouvé sur l’internet tel quel.

Passage du livre ‘Oui il y a l’Enfer, Oui il y a le Diable, Oui il y a le Karma’

Judas Iscariote est un autre cas intéressant; réellement, cet apôtre n’a jamais trahi Jésus le Christ, il ne joue qu’un rôle que lui a enseigné son Maître Jésus.

Le Drame cosmique, la vie, la passion et la mort de Notre-Seigneur le Christ furent représentés, dans les temps antiques, par tous les grands Avatars.

Le grand Seigneur de l’Atlantide, avant la seconde catastrophe transapalnienne, joua en chair et en os le même drame que Jésus de Nazareth. En une certaine occasion, un missionnaire catholique, qui arriva en Chine, trouva le même drame cosmique chez les gens de race jaune. « Je croyais que nous, les chrétiens, étions les seuls à connaître ce drame ! » s’exclama le missionnaire. Confondu, il quitta l’habit.

Ce drame fut apporté sur la Terre par les Elohim. Tout homme cherchant l’Auto-réalisation intime de l’Être devra le vivre et se convertir en le personnage central de la scène cosmique.

Ainsi donc, chacun des douze apôtres de Jésus de Nazareth a dû jouer un rôle dans la scène. Judas ne voulait pas exécuter celui qui lui revenait ; il sollicita celui de Pierre, mais Jésus avait établi fermement la partie que chaque disciple devait symboliser.

Le rôle que Judas représenta, il dut l’apprendre par cœur et il lui fut enseigné par son Maître.

Judas Iscariote ne trahit donc jamais le Maître, l’évangile de Judas est la dissolution de l’Ego ; sans Judas, le Drame cosmique est impossible ; cet apôtre est donc l’Adepte le plus exalté et le plus élevé de tous les apôtres du Christ Jésus.

Chacun des Douze, indubitablement, a eu son propre Évangile ; nous ne pourrions nier Patar, Pierre. Il est le Hiérophante du sexe, celui qui a les clefs du royaume dans sa droite, le grand Initiateur.

Et que dirons-nous de Marc qui garda les mystères de l’onction gnostique avec tant d’amour ? et de Philippe, ce grand illuminé dont l’Évangile nous enseigne à sortir en corps astral et à voyager avec le corps physique en état de Djinn ? et de Jean, avec la doctrine du Verbe ? et de Paul, avec la philosophie des gnostiques ? Il serait très long de raconter ici tout ce qui est relatif aux Douze et au Drame Cosmique.

Le moment est arrivé d’éliminer de nos mentaux l’ignorance et les vieux préjugés religieux : l’instant est arrivé d’étudier à fond l’ésotérisme christique.

V.M. Samaël Aun Weor