Les Centuries de Michel de Nostredame

5 Sep,2015 | Individus énigmatiques | 0 commentaires

Michel de Nostredame dit NOSTRADAMUS

1503-1566, Médecin, prophète français

Michel de Nostredame vécut dans une époque agitée par la religion, la politique et la médecine. Issu d’une famille juive convertie au catholicisme, sa vie fut sans cesse menacée.

Ses maîtres à penser sont Galien et Paracelse. Il apprend également l’astrologie, en raison de l’influence supposée des planètes sur l’évolution des maladies.

Le 4 Mai 1555, il fait imprimer à Lyon, chez Macé Bonhomme, la première édition des « Centuries », au style sibyllin, sombre et inquiétant. Ce sont des prophéties dont nous savons qu’elles ont été rédigées sous une forme versifiée, les fameux quatrains, groupés par cent, ils forment une « centurie » courante en cette première moitié du XVIe siècle . La première édition compte 353 quatrains, la dernière (posthume), 942.

En 1557, une nouvelle édition des « Centuries » est publiée incluant de nouveaux quatrains, sixtains et présages. Il y eut ensuite de très nombreuses éditions.

Les Centuries ont donné lieu à la publication de près de dix mille ouvrages. Aujourd’hui encore, malgré des travaux sérieux, nul ne peut dire exactement ce qu’elles signifient. Le style obscur et le vocabulaire, mélange de vieux français, de latin et de provençal, permettent aux exégètes une grande liberté d’interprétation. Les Centuries ne sont nullement explicites, et tout évènement cadrant a posteriori avec l’une des multiples interprétations d’un paragraphe est présenté comme l’interprétation juste – plusieurs interprétations « justes » d’une même prophétie pouvant parfois se retrouver chez les mêmes spécialistes.

Téléchargement

Concernant les Centuries de Nostradamus, cela fait belle lurette que ce sentier a été foulé par maintes personnes. Une petite recherche m’a vite dirigé vers un site web portant le nom de « Le Cercle Nostradamus ». Il semblerait qu’ils distribuent une version fidèle et complète des Centuries. C’est donc celle que je propose en téléchargement ici. Ce PDF est très complet et contient une introduction explicative.

Le quatrain I – 35

C’est le plus réputé des quatrains :

Le lyon jeune le vieux surmontera,
En champ bellique par singulier duelle,
Dans cage d’or les yeux lui crèvera,
Deux classes une puis mourir mort cruelle.

Selon certains, ce quatrain fait référence à la mort du roi Henri II. En effet, le 30 Juin 1559, des cérémonies célèbrent le traité de Cateau-Cambrésis, qui mettait fin aux guerres pour le contrôle de l’Italie entre Henri II roi de France et Philippe II d’Espagne. Lors d’un tournoi de chevalerie organisé à cette occasion, le jeune comte Gabriel de Montgomery affrontera le roi. Au second assaut, les lances se brisent, et un éclat de celle de Montgomery soulève la visière d’Henri II et pénètre dans l’œil du roi qui meurt 10 jours plus tard.

Un examen minutieux fait apparaître que beaucoup des quatrains rédigés par le voyant de Provence sont en fait des commentaires politiques, et des critiques justifiables des activités de l’Eglise Catholique, occupée à l’époque à jeter les hérétiques au bûcher, là où l’Inquisition avait le pouvoir de le faire.

Avec ses « Centuries », son œuvre dont la poésie puise à la source de Pétrarque, s’inscrit dans une littérature eschatologico-astrologique (prévision de la fin des temps par l’astrologie) l’autorisant à se nommer prophète à une époque où les astrologues s’abritent derrière leur science, face à une église en crise.

Nostradamus fut traité d’hérétique et de sorcier par des Salonnais fanatiques attachés à la foi catholique. Les troubles du printemps 1561 à Salon – une nouvelle révolte des Cabans – et la fuite de Nostradamus à Avignon expliquent sans doute que l’almanach de l’an 1562 comportait des espaces blancs, tendant à démontrer que Nostradamus n’avait pas entièrement revu son texte.

Fin de vie, testament de Nostradamus

Il rédige son testament le 17 juin 1566. Le 2 Juillet 1566, la goutte a raison de la santé de Nostradamus, a 62 ans, 6 mois et 10 jours : il est retrouvé mort près de son lit et de son banc… tel qu’il l’avait prédit dans un de ses quatrains.

Ses ossements sont d’abord ensevelis à Salon, dans l’église du couvent des Frères Mineurs dit Couvent des Cordeliers, comme il le souhaitait, où était gravé l’épitaphe: « Dieu très grand. Ici les os du très illustre Michel de Notre-Dame, estimé digne entre tous les mortels de décrire suivant le cours des astres et de l’univers tout entier, d’une plume presque divine, les événements de l’avenir. Il a vécu 62 ans, 6 mois, 10 jours, et mourut à Salon en 1566. »

Puis en 1791, le tombeau fut violé par les gardes nationaux qui espéraient y trouver un trésor. Le cercueil brisé à coups de hache ils y découvrirent, dit-on, la date où le tombeau sera profané, et les ossements du prophète furent éparpillés par les soldats de la Révolution. Aujourd’hui, une épitaphe perpétue son souvenir dans la chapelle de la Vierge de la Collégiale Saint-Laurent, à Salon-de-Provence.

Son œuvre s’agrémente d’un manuscrit découvert au XXe siècle et intitulé « Les hiéroglyphes de Horapollo » (interprétation des hiéroglyphes égyptiens), dédié à la princesse de Navarre.

Samaël Aun Weor au sujet de Nostradamus